Coup de coeur

La pastèque

Les indicateurs « pastèques »

Vous pilotez votre système sur la base d’indicateurs HSE.

Trés bien. Mais…

Vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur. Peut-être comme certains tableaux de bord qui indiquent des indicateurs dans le vert, alors qu’en grattant un peu (généralement sur le terrain), la réalité est plutôt au rouge.

Effectivement il vaut mieux annoncer, présenter des bons chiffres plutôt que des mauvaises nouvelles. Et, il vaut mieux aller dans le sens de ce que le patron attend et souhaite entendre.

Un DG m’a avoué récemment remonter au groupe des indicateurs positifs, tout le temps, quitte à s’arranger avec les chiffres.

Son argumentaire est implacable : 

Si l’indicateur est dans le rouge, tu as un problème,

Si l’indicateur est dans le rouge et que ton chef le sait, tu as deux problèmes.

Alors, trop d’indicateurs, des indicateurs non pertinents, voire inutiles, ou pas bien présentés : par exemple, entre 1950 et 1970, le nombre d’accidents mortels pour 1000 mineurs employés a augmenté . En revanche, le nombre d’accidents mortels par million de tonnes de charbon extrait a considérablement chuté. 

Bingo : présentons-le comme çà alors !

Mais, au fait, les indicateurs doivent permettre de prendre des décisions et j’ai appris « la qualité de votre décision dépend de la qualité de votre analyse ».

Que vaut une décision prise sur des indicateurs tronqués ?

Je vous conseille la lecture du livre de Mikael MOUREY « Révolutionnez la santé et la sécurité au travail » aux éditions Diateino, qui aborde également ce sujet.

Extraits choisis:

« La seule chose qui nous sauve de la bureaucratie c’est l’inefficacité. Une bureaucratie efficace est l’une des pires menaces à la liberté ». Eugène Mc Carthy.

« Quand les bons se taisent, les médiocres pensent avoir raison ».

« Seuls les poissons morts suivent le courant ».

 

« Mais, une organisation devrait toujours préférer un professionnel dont le savoir être lui permet de se faire expliquer le travail réel par un opérateur à un professionnel dont les compétences techniques lui permettent d’expliquer à l’opérateur comment il devrait faire le travail ».

« Plus récemment, une analyse, dans l’industrie de la construction a suggéré que les entreprises adoptant la politique « zéro accident » connaissaient une légère augmentation des accidents très graves ».

 

Est-ce là le début d’une prise de conscience ou bien d’un changement ?